Et la vie reprend son cours normal... ou pas.

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Et la vie reprend son cours normal... ou pas.

Message par Farfaya le Dim 9 Jan - 0:08

Déposant mon stylo à côté des papiers que j'étais en train de traiter minutieusement les uns après les autres, je me redressais lentement et étirais mes bras au-dessus de ma tête, essayant de dénouer un peu les muscles endoloris de mon cou et de mes épaules. Relevant les yeux vers le réveil matin, posé sur la table de nuit de l'autre côté de la chambre, je poussais un profond soupir en lisant l'heure... Trois heures que je m'étais mise au tri de ces bon vieux papelards, trois heures qu'Edward était sortit, trois heures que je maudissais chaque fichier traité, chaque mot écrit de ma main. Me calant contre le dossier de mon siège, je rejetais la tête en arrière, soupirant de nouveau.

Il faisait bon dans la chambre d'Edward, et la chaleur ambiante n'était pas pour m'aider à me concentrer. Installée à son bureau, qui avait dû servir en tout et pour tout deux malheureuses fois dans son existence, je m'étais sentie de taille à reprendre mon travail, mais après trois malheureuses heures de traite intensive, je fatiguais déjà, et j'en étais à peine à la moitié. Vêtue d'un simple kimono de soie parme retombant sur mes épaules en un décolleté bien plus outrancier que la normale (j'ai chaud, et personne ne me voit là - -"), maintenu par un obi violet brodé de hérons argentés, je ramenais ma jambe droite sous mes fesses, enroulant mon autre pied nu autour de la jambe de mon siège.


Une semaine. A peine une semaine que j'étais rentrée, ce soir de Noël m'offrant le plus beau des cadeaux que l'on puisse m'offrir, et je reprenais doucement mes marques, grandement aidée par la rassurante présence d'Edward. Il était tout ce que je n'aurais jamais cru avoir et tout ce que je n'avais jamais mérité, et j'avais souvent du mal à croire qu'un bonheur aussi intense que celui qui m'entourait pouvait être vrai - mais lorsque je m'éveillais le matin dans ses bras, tous mes doutes s'évaporaient, car la journée qui promettait de s'écouler serait à ses côtés, et c'était tout ce qui importait. Bien sûr, mon monde si incroyablement parfait avait tendance à s'effriter lorsque je repensais au sacrifice de Reia, ou à l'état d'Azylis, qui semblait également excessivement mal en point... Mais, alors que pour la première fois depuis le tout début de ma vie, je pouvais m'estimer vraiment heureuse, ces points noirs n'étaient que poussières se noyant dans le brouillard rose dans lequel je flottais constamment.

J'avais noué, ou plutôt tenté de nouer mes longs cheveux noirs et fins en un chignon, mais les trois quart de mes mèches s'en étaient échappées, bien que maintenues par des pics en métal, et je les rejetais négligemment en arrière - bien la peine de faire un chignon si c'est pour avoir les cheveux dans la figure. Mes pouvoirs étaient revenus lentement, mais sûrement, en tout cas assez pour me permettre de masquer pour de bon les cicatrices de mes bras et recommencer à m'habiller. Je n'avais jamais perdu mon contrôle sur le métal, mais par contre j'avais un mal fou à faire appel à mes doubles, et les maintenir présentes plus de quelques minutes était un effort encore trop conséquent pour moi. Mais ça finirait par revenir... Tout comme mon mon appétit, qui était bien plus ou moins revenu lui, comme pouvait en témoigner le croissant à demi évidé posé devant moi, mais je soupirais en songeant que je n'avais pas réussis à en manger plus. Encore un qui va finir comme ça, tel quel à la poubelle...


Le dernier point noir dans ce tableau presque idyllique était Denaro, mon Denaro, qui n'avait toujours pas réapparu... Lui devait savoir où je me trouvais, qu'attendait-il pour me rejoindre ?... Il était vivant, c'était ma seule certitude - s'il avait dû mourir, j'en aurais ressentis la douleur jusqu'aux tréfonds de mon âme - mais je n'avais aucun moyen de savoir ni où il était, ni ce qu'il faisait... Ni à quel point il pouvait m'en vouloir... Me penchant de nouveau sur mes dossiers après avoir laisser mon regard se perdre quelque secondes par la fenêtre, j'essayais de chasser mon Animae de mon esprit, sans grand succès... et penser à Edward n'allait absolument pas m'aider à avancer dans mon travail, bien au contraire - -"


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Re: Et la vie reprend son cours normal... ou pas.

Message par Edward le Dim 9 Jan - 20:33

Et non la sérieux, c'est trop la honte...

Obligé de reprendre des cours!!!! Comme un débutant!!! Moi, un Valar confirmé, en parfaite harmonie avec son Animae, me voilà relégué au rang de pauvre Ancale obligé de d'apprendre à utiliser ses pouvoirs.
Non, d'ailleurs, c'était pire!!! Parce que contrairement aux Ancale, j'avais deux pouvoirs et à leur pleine puissance.
Résultat, à chaque fois que j'utilisais ma Télékinésie je faisais voler les objet que je visé beaucoup trop loin, ou trop vite, ou il m'échappait. Quand à la Terre...
Non, faut être un peu optimiste, la Terre, je m'en sors pas trop mal. J'arrive à faires des sphéres de belle taille et à monter des murs à peu prés solide.

Mais la Télékinésie, c'était littéralement une catastrophe et pour mon plus grand malheur, Reia s'en était rendue compte.
Résultat, je me retrouve à devoir reprendre des cours, avec elle et en plus, elle se fou de moi!!
Concentration, concentration blablabla...Bon je peux pas être de mauvaise fois, ces conseil sont très utile et je peux doucement retrouvé le contrôle de mon pouvoir.

Mais Farfaya est dans ma chambre, alors, comment je suis censé me concentrer hein??? Bon d'accord, ça me permet de passer des moments avec ma soeur, mais franchement, se sserait mieux si elle se foutait pas de moi comme ça!!
Mais je l'aime quand même. Je ne sais pas ce que je ferais sans elle.
Enfaite, je serais certainement mort sans elle.

A la fin du cour, enfaite, nous avions finis sur une séquence souvenirs, parlant de notre passé sans plus de complexe, je découvrais beaucoup de chose sur ma soeur et mon regard sur elle changea. Moi qui l'avait cru toujours très sage!!
Mais je l'aimais encore plus comme ça.
J'étais passé dans la chambre de Farfaya, puisque Reia m'avait avertis y avoir déposé des dossiers (non sans un commentaire plein de sous entendu, sur ce point là, je préférais ne pas surenchérir, j'étais capable de faire une bourde et comme Elle souriait enfin comme avant, je ne voulais pas que ça change), je passais les récupérer, comme Farfaya avait élu domicile dans ma chambre, pour mon plus grand plaisir.
En revanche, mon bureau n'a pas du apprécier lui, il n'avait jamais été autant utilisé!!!

Je m'attardais un peu dans Sa chambre, respirant son parfum très présent à plein poumon, mais je décidais de passer la seconde en passant que je pourrer le respirer encore mieux dans son cou.
Je m'empressais de ramasser les dossiers et en fis tomber un dans a précipitation, en les ramassant, je remarquais une pochette qui contenait en générale des billet de train ou d'avion posée négligement sur le bureau.

J'hésitais quelques seconde, puis, la curiosité pris le pas, et je reposais les dossier pour regarder de plus prés.
Il s'agissait de billet d'avion, départ New York, arrivée Paris. Je fronçais les sourcil, pourquoi est ce que ça me disait quelque chose?
Le départ devait être le...29? Mais c'était passé.

Pause!!! Deux minutes!!! New-York Paris, le 29?? Non???
Je sentis mon sang ne faire qu'un tour, Elle n'aurait pas pu savoir, comment aurait-elle fait??
Je fermais les yeux, me forçant au calme, elle était Italienne, peut être avait-elle de la famille en Europe, peut être avait-elle des affaires à régler à Paris...

Les paroles de Reia tournait et retournait dans ma tête.

"On ne tardera pas à devoir former un nouvel Isatrion..."

Mais elle pouvait pas savoir!!!
Je décidais de rester calme, pour l'instant, il suffisait simplement de demander...
Attrappant les dossiers et le billet, je sortis de la chambre de Farfaya pour rejoindre la mienne, un étage plus bas, essayant de trouver une explication à ma trouvaille.

Elle n'aurait pas pu savoir!!! Comment aurait-elle deviner que l'avion de ce vol avait été détourné pour un attentat pour finalement exploser en vol??

Doucement, trop pour moi, je poussais la porte de ma chambre et ne pus retenir un sourire devant la vision qu'Elle m'offrait.
Assise derrière mon bureau, semblant rêver à tout sauf à ses dossiers, elle était magnifique.
Je refermais la porte de ma chambre, sans un mot et déposais les dossiers récupéré dans sa chambre dans ceux occupant déjà mon bureau, avec un pincement au coeur et une mine désolé.

"Reia avait laissé ça pour toi." grimaçais-je.

Je passais derrière elle, entourant ses épaules de mes bras pour l'embrasser dans le cou.

"J'ai aussi trouvé ça." dis-je simplement en brandissant le billet sous son nez, les bras toujours autour de ses épaules, elle ne pouvait pas s'enfuir.

"C'est normale? Tu connais quelqu'un à Paris?"


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Re: Et la vie reprend son cours normal... ou pas.

Message par Farfaya le Dim 9 Jan - 23:49

Dossiers, dossiers, dossiers... Flemme, quand tu nous tient... Raaaaah non, redescend sur terre !! >o< Bosse, bosse, bosse !! >o< Arrêêêêêête de rêvasser connement le nez en l'air... Je me demande comment ça se passe pour Edward... J'aimerais bien assister à un de ses entrainements... ça doit être trop mignon >w< ... Fa ma fille, tu t'égare... Le tri des élèves ne va pas se faire tout seul... En plus, il est avec Reia... Elle va sûrement en profiter pour m'en remettre une couche... Et à ce train là, je suis pas sortie de l'auberge moi T.T Surtout que quand il reviendra, il ne sera pas question de bosser, sauf s'il ressort... Comment voulez-vous que je me concentre ne serait-ce qu'un minimum si je l'ai sous les yeux ??!...

Soupirant, je baissais les yeux sur le dossier que j'étais en train de finaliser... depuis une demie-heure déjà. Bon, soyons optimiste... S'il me faut une demie heure juste pour la finalisation de chaque dossiers, en ajoutant sa traite intégrale et son classement, ça fait deux heures par dossiers (alors que je ne devrais même pas mettre une demie heure si je m'y mettais franchement...), avec le nombre de dossiers qu'il reste, ça ferait combien d'heures de retard ?... Ouais, ben on va laisser tomber les maths, et essayer de s'y remettre sérieusement hein, ça me changerait - -"


... Ou pas. Edward venait d'entrer, je l'avais entendu arriver une fraction de seconde avant qu'il n'ouvre la porte, et je tournais la tête vers lui lorsqu'il entra, envahie soudain d'un bien être que je ne pouvais ressentir que sous le poids de son regard. Un sourire étira mes lèvres sans même que je ne m'en rende compte, mon regard s'égarant entre l'éclat de ses iris couleur de pluie et le dessin de ses lèvres ourlées, et je ne remarquais qu'ensuite la pile de dossiers supplémentaires entre ses bras - mais ce détail ne m'arracha même pas un soupir. Il était là, c'était tout ce qui comptait.

Je haussais les épaules lorsqu'il m'apporta les dossiers - bah, de toute façon, il faudra bien que j'assume mon retard, tôt ou tard, dans mon travail - et mon sourire s'élargit alors qu'il passait derrière moi, entourant mes épaules de ses bras. Son souffle dans mon cou m'arracha un frisson, et je fermais les yeux, penchant la tête en arrière pour m'appuyer contre lui. Mais en rouvrant les yeux pour voir ce qu'il avait trouvé, je me figeais, esquissant un léger mouvement de recul. Comment avait-il ?... mon bureau, évidement. Merde, je ne l'avais toujours pas jeté... Du calme, pas de panique. M'obligeant à me détendre, j'essayais de déglutir discrètement en me convaincant qu'il ne pouvait pas savoir que je savais...


- Oh... Ben... Plus ou moins... Mon maître était parisien, j'avais envie de voir ^^", dis-je en souriant. Je croyais l'avoir jeté... mais c'est bien que tu l'ais trouvé, comme ça, je peux me faire rembourser le vol ^^", dis-je en essayant de m'échapper de ses bras, tendant la main vers le billet pour le lui prendre.

Ils ont parlé du crash au info ?... Mon dieu, faites que non ><


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Re: Et la vie reprend son cours normal... ou pas.

Message par Edward le Lun 10 Jan - 0:15

Je devais faire de gros efforts pour rester concentré et calme.

Concentré, par ce que son parfum et la texture se sa peau si douce sous mes doigts me rendait toujours aussi fou.
Calme, parce que je me posais trop de question. Savait-elle? Si oui comment? Si elle savait pourquoi avoir pris se billet, alors qu'elle était partis après l'anonce de ma mort? Pour faire du tourisme? Ce changer les idée, m'oublier? Pourquoi j'y croit pas? Et si elle ne savait pas et qu'elle avait vraiment prévus une escale à Paris pour se changer les idées, pourquoi ne pas avoir pris ce vol?

Je fronçais les sourcil en la sentant se raidir entre mes bras, laissant le doute sinsinuer doucement, comme le pire des poisons.

"Parisien hein? T'es sure?"

Je rêve ou elle essaie de s'enfuir là.

'Une chance que t'es pas pris ce vol!! Tu a pas eu les dernière nouvelle? L'avions à fait un gros bom dans les airs."

L'air de rien, je resserais mes bras autour de ses épaules et attrapais un de ses main dont je baisais le dos.

"Vraiment, un coup de chance que tu ne l'ai pas pris, mais je doute qu'on te rembourse." susurais-je dans son cou.

C'était idiot, elle n'avait pas pu deviner à l'avance.
Et en même temps, pourquoi pas. Avec ses capacité hors du commum, notammenr sont ouïe, elle pouvait entendre beaucoup de chose.
Et si elle avait su, si elle avait voulu prendre se vol, justement parce qu'elle l'avait su. Etait-ce pour sauver des vies ou pour mettre fin à la sienne...à cause de moi.
Une fois encore, je me forçais au calme, ce n'était que des hypothése, de simples hypothéses.

Terrible. Terrifiante.

Il fallait que je sache.

"Pourquoi tu as pris se billet, pourquoi ne pas partir de Denver?"


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Re: Et la vie reprend son cours normal... ou pas.

Message par Farfaya le Lun 10 Jan - 14:43

Coincée entre ses bras, je me sentais de plus en plus mal à l'aise. Il ne voulait pas lâcher le morceau, et il continuait à insister, comme s'il se doutait de quelque chose. Mais comment aurais-je pu savoir ?... Il ne savais rien de moi ou de mes activités passées, il ne savais que très peu de choses sur moi d'ailleurs, il ne pouvait pas se douter que je savais où pêcher ce genre d'info. Et puis, j'ai pas le profil à traîner dans les bas quartiers, non ?...

- Bien sûr, répondis-je, faussement outrée. On allait souvent à Paris ensembles, il aimait bien me faire escalader la tour Eiffel, dis-je avec un petit rire nerveux.

Je frissonnais lorsqu'il évoqua l'accident, et je manquais me griller toute seule en soupirant. Mais je me retins à la dernière seconde, et j'essayais de prendre un air à la fois surpris et terrifié.

- C'est vrai ??... interrogeais-je d'une voix un peu trop aigüe. Comme tu dit, et non, j'en avait pas entendu parler ^^" Mais heureusement que je l'ai pas pris alors...


Ou l'art de mentir à un tricheur professionnel... Pourquoi je sens que je fais pas le poids ?... Il rattrapa ma main avant que je ne puisse récupérer le billet, et je frissonnais alors qu'il y déposait un baiser. Et il insiste encore... pourquoi il ne veut pas me croire ? T.T Peut-être parce qu'il sait que je mens... Non, personne aurait pu savoir pour cet avion, moi incluse. Sauf que là, il venait de mettre le doigt sur le noeud du problème. Pourquoi ne pas avoir pris un vol direct Denver-Paris hein ?... trouve quelque chose d'intelligent à répondre, vite, vite, vite...

- ... Je n'y avais pas pensé.


Bravo. Là, je bats tous les records de persuasion du monde haut la main.


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Re: Et la vie reprend son cours normal... ou pas.

Message par Edward le Mar 11 Jan - 22:08

Je resserais mes bras autour d'elle et posais un baiser dans son cou, plus le temps passé et plus je me disais qu'elle l'avait su.

Je ne savais pas comment, mais elle l'avais appris et elle avait pris se billet exprés.
Tous ses mouvement, le ton de sa voix trahissait sa gêne, son hésitation trahissait ses mensonges. Elle n'avait quand même pas espéré pouvoir me mentir à moi???
Moi habitué à lire la vérité sur les visages des meilleur menteur du monde: les joueurs de poker.

Je posais mon menton sur le haut de son crâne, caressant le dos de sa main du pouce.
J'esquissais un sourire.

"Je comprend pas, t'y a été souvent alors? Pourquoi tu dis que tu voulais y aller pour voir si tu connais?"

Première faute.
Je haussais un sourcil.

"Ca a pas l'air de tant te surprendre que ça!" notais-je.

Deuxième erreur.

Je poussais un long soupir, celui du gars qui sens des incohérence mais qui n'arrive pas à mettre le doigts dessus.
Je savais qu'elle n'était pas duppe, mais plus je jouerais les surpris, plus elle se doutera que je ne la crois pas et plus elle sera mal à l'aise.
Et les gens mal à l'aise font des erreurs, beaucoup d'erreurs.

" C'est quand même beaucoup plus simple que d'aller jusqu'à New York pour prendre un avion de là bas, précisement."

Je laissais glisser ma joue contre la sienne pour poser mes lèvres dans son cou avant se susurer à son oreilles.

"Ca va pas? T'as pas l'air dans ton assiette."


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Re: Et la vie reprend son cours normal... ou pas.

Message par Farfaya le Mer 12 Jan - 16:12

Ses baisers et son souffle dans mon cou ne m'aidaient pas à garder les idées claires, mais je ne pouvais prendre une profonde inspiration, sous peine de me trahir encore un peu plus. Au moins, il pouvait mettre la légère accélération de ma respiration et les battements de plus en plus violents de mon coeur sur le compte de l'effet qu'il me faisait... ce qui n'était d'ailleurs qu'à moitié faux. Je me sentais atrocement prisonnière de ses bras, et bien qu'en temps normal l'idée m'aurait tout sauf rebutée, à cet instant, alors qu'il resserrait encore sont étreinte, j'aurais donné n'importe quoi pour m'en libérer. Mais pourquoi n'avais-je pas jeté ce billet quand il en était encore temps ?... En même temps, je n'aurais jamais pu imaginer qu'il tomberait dessus... et qu'il se douterait de quelque chose.

- Je n'ai jamais dit ça... Je n'y suis jamais allé pendant les fêtes. Je voulais voir les illuminations, mentis-je.


Sur ce coup là, je m'en étais plutôt bien sortie. Par contre, la carrière d'actrice n'était visiblement définitivement pas pour moi. Lorsqu'il posa son menton sur le haut de mon crâne, les dernières mèches de mon chignon s'échappèrent, et si deux des pics à cheveux restèrent emmêlé dans mes cheveux, le dernier glissa au sol et tinta contre le sol de marbre, m'arrachant un léger sursaut. Me détournant autant que me le permettait l'étreinte d'Edward, je récupérais les pics coincés dans mes cheveux pour les poser sur le bureau, croisant brièvement le regard d'Edward.

- Qu'est-ce qui te fait croire ça ?... demandais-je en détournant le regard.


Son soupir vint mourir sur la peau de mon cou, et je fermais brièvement les yeux, sentant qu'il n'avait pas dit son dernier mot. Après tout, j'étais bien placée pour savoir à quel point il était tenace... Il ne me croyait pas, pour qu'il insiste autant, c'était plus que clair, mais je ne voyais pas ce que ça changerait qu'il sache ou non. Bien que je préfère nettement qu'il ne sache pas à quel point mon comportement pouvait virer à l'extrême. Ce fut à mon tour de soupirer à sa remarque - ça, j'allais effectivement avoir du mal à l'expliquer, mais après tout, je ne voyais pas pourquoi j'aurais besoin de me justifier.

- Comment ça, "précisément" ?... Qu'est-ce que tu essaye d'insinuer, Edward ?... demandais-je d'un ton un peu plus froid que je ne l'aurais voulu, la tête résolument tournée, la mâchoire légèrement crispée. Et je vais très bien repris-je en me radoucissant, levant une main pour la passer sur sa nuque, tournant enfin la tête pour croiser son regard.


Dans le mien brillait une étincelle de malice, et j'effleurais doucement ses lèvres des miennes en m'appuyant contre lui. Ca a marché une fois, pourquoi pas deux ?...


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Re: Et la vie reprend son cours normal... ou pas.

Message par Edward le Ven 14 Jan - 2:26

J'avais l'impression de gagner du terrain et en même temps, je ne pouvais être sur de rien étant donné qu'elle même avait un certain effet sur moi.
Et les symptômes étaient les même: souffle courts, frison et rythme cardiaque accéléré.
En revanche, je la sentais parfaitement mal à l'aise. Elle était plus raide que d'habitude, semblait se recroqueviller sur elle même. Les signes d'une tentative d'évasion flagrante.

"Les illuminations de Noël hein?"

Oui pourquoi pas. Je serrais les dents. Bon sur ce coup là, elle m'as eu, je vois mal comment je pourrais prouver qu'elle était déjà aller à Paris en période de fêtes.
Même si d'après ce que j'avais compris, avec son maître, elle n'avait pas du avoir le temps d'admirer le décor.
Néanmoins, son sursaut alors que l'un de ses piques à cheveux tombait au sol me prouvant encore un peu plus son malaise. Et les gens qui isent la vérité ne sont pas mal à l'aise.
Je serrais les dents et me forçais à respirer longuement, le temps où je devais absolument me contrôler pour ne pas souffrir, m'étais finalement d'une grande aide...Qui l'eut cru?

"Je sais pas, t'as pas l'air si surprise que ça. A ta place, je tremblerais encore d'avoir frôler si stupidement la mort de si prés."

Et c'est moi qui dis ça. Et non, je suis pas idiot, si j'ai raison, ça l'énervera, ou au moins ça la fera tiquer. Elle fera un faux pas, j'en suis sure.
Je me mordis une lèvre, le menton posé sur le haut de son crâne. Je ne voulais plus qu'une chose, la voir sourire, la voir heureuse et pourtant, je faisais tout pour la mettre mal à l'aise, la pousser à la faute.
Simplement parce que je ne pouvais pas supporter l'idée qu'elle est pu penser, vouloir quelque chose que j'aurais tenter de faire si nos rôles avait été échangé.
Je ne pouvais certes pas vivre sans elle, mais je détestais l'idée que le contraire soit aussi vrai.

Elle valait tellement mieux, méritais tellement plus!

Son ton froid me tira un frison, tout en elle indiquait que je touchais du doigt quelque chose qui la gênait. Mais je ne pouvais décemment pas faire comme si de rien n'étais.
Que je sois vivant ou mort ne changerais jamais rien, mais si Farfaya mourrait, j'avais l'intime conviction que le monde s'arrêterais de tourner.

"Je sais pas, peut être voulais tu prendre cet avion précisément." insinais-je l'air de rien, parfaitement conscient qu'elle ne serait pas dupe.

Quand elle se radoucit, passant une main sur ma nuque, me tirant un frison au passage, je fronçais les sourcils. Dés que je croisais son regard, je lâchais sa main, dénoué mes bras et m'éloignais d'elle.
Elle m'aura pas deux fois!!!

"T'espère pas t'en tirais comme ça. En faite, tu pourrais, si tu me confirmais ce que je pense, on gagnerait un temps très précieux."

Je lui lançais un regard chargé d'autant de malice que le sien, sous entendant pas mal de chose. Mais si ça peut nous épargner des cris, pourquoi pas.



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Re: Et la vie reprend son cours normal... ou pas.

Message par Farfaya le Sam 15 Jan - 19:18

Trop fière de mon coup là - -" Ca tient largement la route mon truc des illuminations, j'ai eu un vrai coup de génie =_= Bon, ça ne change rien au fait qu'il ne semble absolument pas dupe, mais au moins, mon argument a visiblement assez de poids pour le dissuader de continuer à creuser de ce côté là. Ce qui ne l'empêchera pas de rebondir d'un autre côté, je ne suis pas assez stupide pour croire que je lui ai cloué le bec, mais il a au moins perdu cette bataille... même si l'issue de la guerre reste incertaine, très incertaine... surtout pour moi. Il semblait relativement calme, mais les profondes inspirations qu'il prenait de temps à autre m'indiquaient que s'il se maitrisait, le fait qu'il ne puisse mettre le doigt sur le noeud du problème devait l'agacer prodigieusement.

- C'est ça, soufflais-je, la tête tournée.


Je haussais les épaules à sa remarque, ne sachant pas trop quoi ajouter sans risquer d'en faire trop... ou pas assez visiblement. Non, je n'étais pas surprise... mais je n'étais pas obligée de sauter au plafond non plus non ?... Je crois que volontairement ou non, si javais su que cet avion était piégé bien que je n'ai pas l'intention de le prendre, ou que je l'ai loupé ou quelque chose du genre, ça ne m'aurait pas fait grand chose de plus. Pas avant. Maintenant... attend, il a dit quoi là ??? Si c'est une blague, elle est très mauvaise. Tournant vivement la tête, je le fusillais du regard, frissonnant malgré moi de colère.

- On devrait être deux alors, sifflais-je.

Ma colère fut aussi brève que vive, et je tournais à nouveau la tête en soupirant, la mâchoire crispée. Je regrettais ce que je venais de dire, je ne voulais surtout pas qu'il se sente coupable, encore moins par ma faute, mais je n'avais pas pu m'empêcher de lui faire remarquer que dans le genre "celui qui frôle bêtement la mort", c'était pas moi qui avait la palme. Agacée par ma propre stupidité, je me mordis la lèvre, refusant toujours obstinément de tourner la tête vers lui. Je ne voulais pas risquer de croiser son regard acier et de me perdre dans les nimbes de ses iris métalliques, au risque de perdre définitivement tous mes moyens et de faire une véritable erreur, une qui pourrait le mener directement à la vérité. Mais je ne voulais pas qu'il sache... et il n'avait aucun moyen de me faire cracher le morceau. Enfin, presque aucun...

- Qu'est-ce qui pourrait te faire croire ça ?... répondis-je sur le même ton.


Rah, il est pas possible, pourquoi il laisse pas tout simplement tomber ?... Mais visiblement, il ne comptait absolument pas en rester là, et lorsqu'il me relâcha pour passer devant moi, de l'autre côté du bureau, je le gratifiais d'un regard à la fois boudeur et agacé. Tête de pioche... Me redressant pour me pencher légèrement en arrière, je croisais bras et jambes et le toisais de mon air boudeur alors qu'il posais sur moi son regard chargé de malice.

- Et tu penses quoi ?... demandais-je sans ciller, me balançant légèrement sur ma chaise.


Dernière édition par Farfaya le Sam 19 Fév - 16:47, édité 1 fois


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Re: Et la vie reprend son cours normal... ou pas.

Message par Edward le Mar 18 Jan - 21:22

Je reculais jusqu'à pouvoir m'affaler dans mon fauteuil, placé au milieu de la pièce et passais négligement une jambes par dessus l'un des accoudoirs. Je dévisageais Farfaya, un air sérieux accroché au visage, démentis par l'éclat de malice qui brillait dans mes yeux.

Finalement, je m'étais laissé prendre au jeu. La voir me mentir ouvertement en essayant de faire de son mieux me faisait rire malgré moi. J'aurais du me mettre vraiment en colère, lui hurler dessus, au lieu de ça, je jouait avec elle.

"Admettons."

Idiot!! Voilà ce que je suis un idiot. Je m'étais promis de ne plus jamais jouer avec elle, ne plus jamais la pousser dans ses retranchements, ne plus la chercher, et qu'est ce que je fais? Tout le contraire.
Bravo mon vieux, niveau bonne résolution, y a pas à dire, tu cartonne.
Je soupirais face à son ton hargueux, c'est ce que je recherchais, la mettre en colère pour la pousser à la faute.
Mais à quoi bon? A par la faire souffrir un fois de plus. Risquer la faire pleurer. Je l'avais assez fait.

"Une intuition, toute bête."

Je poussais un nouveau soupir. J'avais vraiment du mal à baisser les armes, à laisser tomber et employé la méthodes des gens civilisé: demandé poliement même si ça ne marche jamais.
Et si elle me répondait par un mensonge et ben je le prendrais. Après tout, c'était du passé.
Je plongeais mes yeux dans les siens me noyant dans ses iris d'argent.

"Je pense...Que tu savais et que t'as voulu prendre cet avions précisément parce qu'il allait s'écraser. J'ai raison?"

C'est clair, c'est beaucoup moins drôle comme ça, mais quand même beaucoup plus reposant.


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Re: Et la vie reprend son cours normal... ou pas.

Message par Farfaya le Mar 18 Jan - 22:04

Je l'observais reculer jusqu'à se laisser tomber dans son fauteuil en me balançant sur ma chaise, bras et jambes croisées, m'appuyant au bureau en prenant appuis sur les tiroirs du bout du pied. Il ne souriait pas, mais une étincelle que je connaissais bien animait son regard couleur de pluie, et je savais que son air grave n'était qu'une façade. Mais pour combien de temps encore ?... Il ne semblait pas du genre à se mettre en colère ni à s'emporter, et au pire, je ne redoutais aucune engueulade, même si me disputer avec lui m'aurait arraché le coeur...

La vérité était que j'avais terriblement honte de mon comportement, honte de mon attitude égoïste et je ne voulais pas qu'il sache que j'étais capable de tomber dans des états de dépressions totale en un temps record. J'avais tellement peur de ce qu'il pourrait en penser... Tellement peur de lui faire peur. Qu'il se rende compte de tout ce que j'étais, et qu'il regrette finalement de m'avoir idéalisée comme il semblait l'avoir fait pour se retrouver coincé avec moi ; j'ignorais ce dont il était capable, mais je ne pensais pas qu'il soit du genre à laisser tomber du jour au lendemain, au contraire... pour son plus grand malheur. Coupable, il se sentirait obligé de me supporter, de rester avec moi, et je le tuerais à petit feu, comme il m'arrivait encore de croire que c'était bel et bien ce que je faisais de toute façon en lui cédant... parce que j'en avais envie. Parce que j'étais égoïste. Je ne voulais pas qu'il se sente coupable.


Pourtant, lorsqu'il affirma d'une voix égale la vérité qu'il avait deviné sans pouvoir la prouver, j'arrêtais de me balancer sur ma chaise, retombant sur ses quatre pieds avec un claquement sec. Perdue dans ses iris acier, je ne bougeais plus d'un cil, neutre, seul mon regard animé d'une surprise que je masquais avec peine. Je n'en revenais pas qu'il ait carrément cessé ses sous entendus pour poser aussi simplement la question. Moi qui avais cru que nous jouerions encore pendant des heures, le jeu venait de prendre brutalement fin, ne me laissant plus aucune issue. Mentir ouvertement ?... Ce n'était plus la même chose. Le silence c'était installé depuis de longues secondes lorsque je pris enfin une décision, celle de suivre son exemple. Détournant enfin le regard, je pris une profonde inspiration, et prononçais simplement du bout des lèvres :

- ... Oui.


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Re: Et la vie reprend son cours normal... ou pas.

Message par Edward le Mar 18 Jan - 22:34

Le silence qu'elle laissa s'installer était presque pesant. Face à face, perdus dans les yeux de l'autre, aussi surpris l'un que l'autre que le jeu est cessé aussi simplement.

A peine quelques préliminéraire et j'abandonnais. J'en était surpris moi même. Serait-ce un progrés? En même temps, il serait temps.
Temps que je me décide à êtes franc avec elle, à arrêter de la faire souffrir.

Son oui me fit l'effet dans coup dans l'estomac et les mots de Reia tournais dans ma tête "elle ne reviendra pas" et c'était de ma faute.
Je fermais furtivement les yeux, soudainement très fatigué et pourtant soulagé. Elle était revenu et elle était resté. Elle allait bien, nous allions bien et nous étions ensemble.
Je pouvais toujours lui en vouloir, à quoi bon lui hurler dessus, à quoi bon vouloir lui faire comprendre que le monde sans elle cesserait de tourner.

Elle ne l'admettrait pas et j'avais tout le temps maintenant pour lui faire comprendre.

"C'est presque trop simple." soufflais-je en baissant les yeux.

Je me relevais doucement pour aller doucement la serrer dans mes bras, posant un baiser sur le haut de son crâne avant d'y poser ma joue.

"Tu n'est qu'une andouille..."


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Re: Et la vie reprend son cours normal... ou pas.

Message par Farfaya le Sam 22 Jan - 13:50

Bras et jambes toujours croisés, j'aurais voulu fuir son regard mais je tournais malgré moi la tête vers lui, guettant sa réaction. Il semblait aussi surpris que moi d'avoir posé aussi franchement sa question, et que j'y réponde à mon tour sans plus aucun faux semblant, et un éclair de culpabilité et de lassitude traversa ses yeux en amande à ma réponse, mais son bref battement de cils balaya ces sentiments négatifs. Je baissais à mon tour le regard à son murmure, n'osant pas relever les yeux alors que je l'entendais se relever, frissonnant lorsqu'il m'entoura doucement de ses bras. N'osant d'abord pas bouger, je me laissais aller contre lui malgré moi, crispant mes mains sur son kimono.

- Je sais... soufflais-je, la tête enfouie dans son cou. Je suis désolée...


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Re: Et la vie reprend son cours normal... ou pas.

Message par Edward le Dim 30 Jan - 19:41

La serrant doucement dans mes bras, je tentais désespérement de ne pas penser à ce qui aurait pu arriver. Parce que justement, ça n'était pas arrivé. Mais les faits était là, sous mon nez, elle était partis, avait failli mourir volontairement, à cause de moi.

A cause de mon egoïsme et surtout de ma lacheté.

Elle avait faillis mourir. J'avais beau me répéter qu'elle était là, dans les bras, en bonne santé, je n'arrivais pas à me pardonner cette erreur.
Ma stupidité avait manqué de causer sa perte et j'osais encore la serré dans mes bras.

Comme si j'avais pu faire autrement. Comme si j'étais capable de la laisser là maintenant, parce que j'étais à des années lumières de la mériter.
Utopie...J'en serais totalement incapable, en bon idiot que je suis!

"J'aimerais bien savoir comment tu as fait pour savoir."

Qu'est ce que je disais déjà? Ah oui! Y a plus qu'à passer à autre chose!! J'suis pas doué!

"T'as des terroriste dans ta famille?"

Pitoyable tentatie d'humour, complétement foirée.


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Re: Et la vie reprend son cours normal... ou pas.

Message par Farfaya le Dim 30 Jan - 20:52

Blottie au creux de son étreinte, les yeux clôts, je soupirais doucement, la poitrine libérée d'un poids énorme. Un de plus. Un sourire qu'il ne put voir étira mes lèvres alors que j'inspirais profondément son odeur, songeant malgré tout à ce que j'avais faillis faire... A cause de ma stupidité. Si j'étais restée, au lieu de fuir comme j'en avais pris la sale habitude, j'aurais été là pour aider Reia à se battre, là pour le voir ouvrir les yeux, là pour aider Azylis à gérer l'Ecole, là pour les élèves, les missions... et Denaro serait là lui aussi, alors que maintenant, même moi j'étais incapable de savoir où il se trouvait. C'était à lui de me trouver... s'il avait encore envie de me chercher. Il faisait désormais partie de ces points noirs qui obscurcissaient mon tableau, tels que l'animosité de Reia à mon égard ou la blessure d'Azylis, même si au final, rien ne pouvait gommer ma joie et mon bonheur de vivre avec Edward. Alors lorsqu'il posa sa question déguisée, sa nouvelle question, je ne frissonnais qu'à peine ; j'avais déjà pris ma décision. En lui parlant, je confesserais une partie de mes crimes, et j'allègerais ce poids que je trainais seule depuis trop longtemps. Et que j'avais inconsciement décidé de partagé avec lui le jour même où j'avais enfin admis être amoureuse de lui. Alors c'est avec ce même léger sourire que je lui répondis, une nouvelle fois, sachant que le plus dur serait de commencer.

- Si on veut... soufflais-je.

Sachant que tout ce qu'il savait de moi pour l'instant, c'était que j'avais été une "petite fille modèle" à une certaine époque... pas la plus longue de ma vie, au final, et que j'avais tué mon frère jumeau en révélant mes pouvoirs. Il ne savait ni quand, ni pourquoi, ni comment, et il ne savait pas non plus que c'était pour ça que j'avais fui l'Italie... même s'il s'en doutait peut-être. Et surtout, surtout, il ne savait pas ce que j'avais fait pendant cinq ans avant que Silver ne me retrouve pour m'emmener au Valhalla.

- En quelque sorte... Disons plutôt que... je savais où chercher, répondis-je d'une voix hésitante. Il y a des coins... dans New-York... Des endroits où certaines personnes ont l'habitude de se retrouver... pour préparer leurs coups. Et... je connais ces endroits, dis-je, toujours hésitante, n'osant pas continuer.


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Re: Et la vie reprend son cours normal... ou pas.

Message par Edward le Lun 31 Jan - 15:26

Je relachais un peu mon étreinte et m'accroupis face à elle, emprisonnant ses mains dans les miennes.

Je n'espèrais même pas qu'elle me réponde et pourtant. Même murmuré, j'eus droit à une réponse.
On a fait plus clair, mais je ne voulais pas la brusquer. C'était déjà trop beau qu'elle ne cherche pas à fuir mes questions, si elle était décidé à s'ouvrir un peu elle le ferait à son rythme.

Et puis, je n'avais pas le droit de lui demander quoi que se soit sur son passé. Je lui cachais beaucoup de chose du mien que je n'étais pas sur de vouloir, ni même d'être capable de lui révéler.

Je levais sur elle un regard interogateur. J'espèrais qu'elle en dise plus tout en sachant que c'était peu probable.
Et pourtant.

"Qu'est ce que tu faisais dans un coin comme ça?"

J'avais beau y réfléchir, je n'arrivais pas à voir une femme comme Farfaya trainer dans des quartuer mal fammé, ceux où tous les mauvais coups se préparaient.

"Te sens pas obligée de répondre." soufflais-je conscient que finalement, poser se genre de question était un façon comme une autre de lui forcer la main.


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Re: Et la vie reprend son cours normal... ou pas.

Message par Farfaya le Lun 31 Jan - 20:16

Je n'en revenais pas, je n'en revenais pas d'avoir pris la décision de lui parler et surtout, d'arriver à m'y tenir. Tout ceux à qui j'avais un jour parler de ces cinq années à New-York m'avaient soit forcé, soit j'étais bourrée ou sous le coup d'une forte émotion... jamais je n'avais spontanément prit une telle décision, et j'éprouvais une sorte de fierté à mon égard, et ce fut cette même fierté qui me poussa à continuer, bien que je redoute toujours autant sa réaction.

- Je cherchais... et je savais où trouver, poursuivis-je en me mordant la lèvre. Je savais où trouver parce que... parce que...

Je détournais le regard, incapable de lui dire de but en blanc ce que j'avais été durant les cinq ans où Silver m'avait cherchée sans me trouver. Mais sa dernière remarque me tira un léger sourire, il ne me brusquait pas, ne m'obligeait à rien, j'aurais pu me taire encore longtemps, mais c'était justement parce qu'il n'avait jamais insisté que maintenant je voulais faire l'effort de me confier à lui. Ses mains entourant les miennes étaient chaudes et douces, et je baissai quelques secondes les yeux sur nos doigts entrelacés avant de croiser à nouveau son regard.

- Mon nom complet, c'est Ada Angelina Di Scali, et je suis officiellement portée disparue dans mon pays depuis juillet 1991, suite à la mort de mon frère, commençais-je d'une toute petite voix, les yeux à nouveau baissés sur nos mains. En une nuit, au début des grandes vacances d'été, j'ai révélé mes pouvoirs, tué mon frère à cause de ma traitresse de meilleure amie et laissé brûler ma maison avant de disparaitre. J'avais une vie parfaite, un vrai conte de fée... et je me suis fait un malin plaisir de tout détruire de mes propres mains, dis-je d'un ton amer.


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Re: Et la vie reprend son cours normal... ou pas.

Message par Edward le Mar 1 Fév - 19:57

Je baissais les yeux, me mordant une lèvres. Elle "cherchait". A mourir? Oui certainement, et à cause de moi.

Plus j'y pensais et plus cette évidence me mettais au supplice. Je n'avais qu'une envie, l'éloigner de moi, simplement parce que je ne la méritait pas. J'avais faillis causer sa perte, alors que son existence était essentiel à se monde.

Au lieu de ça, j'étais là, planté comme l'abrutis que je suis à l'obliger à se confier. Et je me savais complétement incapable de faire en sorte que la situation change. Je n'étais même pas sure de pouvoir me confier à elle comme elle le faisait.
Elle fuirait, c'était sure. Pas parce que j'avais honte, mais au contraire, parce que mes actes passés me manquait par moment.
A une exception prés.

Ses mains serrées dans les miennes, j'écoutais la partie de son histoire que je "connaissais" déjà dans les grandes lignes.
Quand elle s'interompit, je relevais les yeux sur elle, un pauvre sourire au lèvres, attendant simplement de voir si il y avait une suite.


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Re: Et la vie reprend son cours normal... ou pas.

Message par Farfaya le Sam 19 Fév - 17:39

Je détournais le regard, éprouvant une douleur sourde au creux de ma poitrine, comme à chaque fois que j'évoquais ce que j'appelais ma "première vie". Douleur ? Regret ? Colère ? Tristesse ?... Un peu de tout ça à la fois je suppose, bien que la haine, aussi bien envers Cassiopea qu'envers moi même, soit sans nul doute le sentiment le plus dominant dans tout ça. Mais le poids du regard d'Edward que je sentais sur moi me redonna le courage qui me manquait pour poursuivre, et je plongeais dans ses yeux en amande, lui offrant un timide sourire. Cette partie n'était pas la plus dure à conter.

Relâchant une de ses mains, je passais mes doigts dans ses cheveux alors qu'il baissait la tête, probablement sous le poids d'une culpabilité que j'estimais inutile – ce n'était pas sa faute si j'étais une idiote. Caressant sa nuque du bout des doigts, je croisais à nouveau son regard, souriant toujours, et je pris une profonde inspiration, prête à replonger – replonger pour remonter une fois pour toutes.

- Je suis née en Toscane, à côté de Florence, le 24 septembre... 1974. Te fais pas chier à compter, j'ai 36 ans, ajoutais-je, une lueur amusée dans le regard. Mon frère est né même pas dix minutes après moi, et c'est ainsi que commença notre vie. Notre père travaillait au gouvernement, notre mère était orfèvre, autant dire que nous ne manquions de rien. Si mon frère était destiné depuis sa naissance à marcher dans les traces de notre père, j'avais la chance de pouvoir faire ce que je voulais, enfin, plus ou moins, de mon avenir, et je voulais devenir musicienne professionnelle.

Tout était... tellement parfait... murmurais-je, le regard dans le vague. Jamais je n'aurais pu ne serait-ce qu'imaginer que ça puisse changer. Que tout ne serait pas toujours ainsi. Aujourd'hui, cette vie ressemble plus à un rêve que j'aurais pu avoir fait qu'à une réalité tellement tout était simple à l'époque.

Et puis, au lycée, j'ai rencontré une fille. Elle s'appelait Cassiopea, et nous avions immédiatement accroché, tellement bien qu'on est vite devenues inséparables. Elle était nouvelle, seule, parlait mal l'italien, et je l'adorais. Mon frère aussi l'aimait bien... un peu trop à mon goût d'ailleurs, mais Cassiopea aurait bien été la seule fille sur cette planète que j'aurais pu apprécier bien qu'elle soit la petite amie de mon frère. Mais il était tellement timide qu'il lui à fallu presque deux ans pour enfin se décider à lui déclarer sa flamme. Enfin... il n'a même pas eu le temps de le faire, soufflais-je.

C'était les vacances d'été, et il faisait tellement chaud cette année là que pour la première fois le lac en bas de la colline était presque totalement à sec. On rentrait d'une soirée donnée par je ne sais plus quel préfet, sénateur ou autre, il était tard et nous avions été autorisés à rentrer plus tôt tellement on s'ennuyait. Angelo était parti se changer dans sa chambre, et nous étions dans la mienne avec Cassiopea. J'avais toujours su... que quelque chose clochait avec elle. Malgré son apparente perfection, quelque chose m'avait toujours chiffonné chez elle, et encore plus ce soir là ; mais sa perfection me rendait aveugle, et je me contentais de faire comme d'habitude - de toute façon ça ne changeait rien. Pour moi en tout cas.

Elle semblait particulièrement perturbée ce soir là. Elle avait peur de quelque chose, ça se voyait, elle sursautait au moindre bruit, semblait guetter quelque chose, comme si elle s'attendait à tout instant à être attaquée. Si j'avais su que j'étais si proche de la vérité... Tout c'est passé à une vitesse... j'ai rien compris. Elle disait qu'elle s'était caché trop longtemps, qu' "ils" l'avaient retrouvé, qu'elle devait partir... et que mon frère et moi seraient le bouclier idéal, que ceux qui la cherchaient feraient tout pour préserver nos vie, et qu'elle comptait bien retourner ça à son avantage.

Après, je ne me rappelle plus très bien de ce qui c'est passé ni dans quel ordre, comme si mon cerveau avait cessé de fonctionner à partir du moment où je me suis retrouvée avec son couteau sous la gorge... On est allé cherché mon frère... Et on a fini par croiser deux hommes masqués et en combinaison noire. Cassi était tellement surprise que j'en ai profité pour me libérer, et on a commencé à essayer de s'enfuir...

L'Animae de Cassiopea était un phœnix, il a fichu le feu à tout l'étage en moins de cinq minutes. Elle, elle était guérisseuse de feu. J'ai appris ça des années plus tard bien sûr, et quand j'ai su qu'elle aurait pu sauver mon frère si elle l'avait voulu, j'aurais adoré la ressusciter pour la tuer, une seconde fois, sifflais-je entre mes dents, ma haine encore aussi brûlante que les flammes qui avaient consumé ma maison des années plus tôt. Il est vite apparu qu'au final, capturer Cassiopea par tout les moyens possibles était bien plus prioritaire pour ces hommes que de nous préserver des pouvoirs de Cassi... ou des leurs. On est montés, descendus, remontés, repartis, coincés par les flammes, la fumée, les cris, les combats... Bref. Cette nuit là, j'ai tout perdu, et je me suis enfuie. De chez moi, j'entends, puisque que je n'ai quitté définitivement l'Italie que trois mois plus tard, peu après mon dix-septième anniversaire.

Et c'est comme ça que j'ai débarqué à New-York, seule, sans papier, sans argent, parlant à peine anglais – j'avais pris français au lycée moi, j'estimais que c'était la langue la plus utile à apprendre... J'avais pas prévu qu'entre-temps, je deviendrais une criminelle et que je devrais fuir loin de l'Europe. J'ai vécu six mois de galère, tombant toujours plus bas, ramant pour m'en sortir, craignant de tomber dans je ne sais quel réseau de prostitution ou autre... Finalement, en y repensant, j'aurais peut-être mieux fait, soufflais-je, détournant le regard, plongée dans mes souvenirs.

J'étais serveuse dans un bar sur Times Square. Dans les années 90, ça n'avait pas du tout la même tronche qu'aujourd'hui, et c'était un endroit où les seules filles qui trainaient sur les trottoirs la nuit étaient les prostituées les plus désespérées... A cette époque, j'étais déjà un as du morphing, dis-je en esquissant un sourire, et il aurait fallu m'enlever une bonne couche de vêtement pour se rendre compte que j'étais bien une fille – me travestir, c'était le seul moyen que j'avais trouvé pour qu'on me foute la paix, et ça marchait plutôt bien – entre les couches de vêtements informes qui pouvaient passer pour du muscle et ma grande taille, je faisais partie de ceux qu'on évitait de provoquer. La seule chose qui aurait pu me trahir, c'était mes mains, ce qui m'obligeais à toujours me trimbaler les mains dans les poches – mais c'était pas plus mal, et même si au bar j'avais besoin de mes mains, le barman m'aimait bien donc j'avais la paix.

Enfin, tout ne dure qu'un temps...

Ma voix était désormais réduite à un murmure, et je gardais le regard obstinément détourné, craignant de croiser celui d'Edward, craignant d'y lire quelque chose comme le dégoût, la pitié, l'horreur... ou un peu de tout ça à la fois... Ou pire encore. Je n'osais pas poursuivre. Mais après ce que je venais de raconter, mon silence était sûrement pire que tout – il le laissait libre d'imaginer le pire... Quoi que, que pourrait-il imaginer, qu'existait-il de pire encore que ce que j'avais fait pendant cinq années entières ?... Je voulu reprendre la parole, mais ma voix était aux abonnés absents, et une boule coincée dans ma gorge refusait de me laisser poursuivre. Je voulais lui parler, mais j'en étais incapable, comment pouvais-je, comment oser, après tout ce que j'avais fait ?... Je ne méritais même pas d'être ici, et je ne le méritais pas, lui. Tant de choses nous séparaient, je ne parvenais pas à ajouter une nouvelle barrière alors que les anciennes venaient à peine de céder.


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Re: Et la vie reprend son cours normal... ou pas.

Message par Edward le Lun 28 Fév - 21:18

Ses doigts sur ma nuqye me tirèrent un frison et je relevais la tête, croisant son regard, je lui rendis timidement son sourire, décidé à garder le silence.

Soit elle se sentait prête à se confier et je l'écouterait, soit elle décidé de garder son passé pour elle, tirer un trait dessus pour passer à autre chose et dans se cas, il ne me resterait qu'à tenter de l'y aider au mieux.

Quand elle ispira profondément, je compris qu'elle voulait se se confier.
Sa remarque sur son age me tira un sourire. Je n'avais même pas envie de compter, je m'en fichais, nous étions aussi éternel l'un que l'autre à présent, peut importait les toutes petites années qui étaient derrière nous alors que l'éternité nous ouvrait ses bras.
Je me contentais simplement de remarquer que Reia n'était pass beaucoup plus jeune qu'elle.

Ecoutant son récit sans mot dire, je reléguais les quelques questions qui me venait à l'esprit. Comme par exemple qui était cette Cassiopea. Qu'est ce qu'une Valar avait eu à faire avec Farfaya et son frère? Ca n'avait plus d'importance, je n'avais pas besoin de savoir pour la détester.

Les commentaires qu'elle échappa sur son éducation me tirèrent un nouveau sourire, sur se point là, elle et Reia était pareil.
Et j'étais comme son frère, sauf que lui avait l'air plus coopératif.
Refusant de penser à ma propre histoire, je me concentrais sur celle de Farfaya. Plus je l'écoutais, et moins je comprenais l'aversion qu'elle se portais à elle même.

Comment pouvait-elle croire qu'elle était fautive de tout? Elle avait lutté pour sa survie, balloté par un destin bien cruel qu'elle n'avait surement pas désiré. Pourquoi croire qu'elle était fautive?
Je ne pus m'empêcher de noter que notre histoire était semblable sur bien des points.

Puis que moi aussi j'avais fuis et débarqué dans un endroit que je ne connaissait pas, sans identité, sans argent, sans refuge, refusant de penser au passé.

Quand elle se tu, sur un dernier murmure, je passais un main sur sa joue et la forçais doucement à me regardais.
Quand j'arrivais à capter son regard, je lui souris.

"Si ça peut te rassurer, je n'ai jamais voulu te croire quand tu te traiter, même implicitement de monstre, et je ne vois toujours aucune raison de te croire. Tu n'est pas plus horrible que qui que se soit d'autre...Moi le premier." soufflais-je avec un sourire.


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Re: Et la vie reprend son cours normal... ou pas.

Message par Farfaya le Jeu 10 Mar - 18:38

Le regard résolument tourné vers la fenêtre, j'étais littéralement au supplice, au prise entre deux parties de moi même attendant deux contraires : l'une guettant la réaction d'Edward et l'attendant comme le messie, l'autre ne voulant qu'une chose - ne surtout pas savoir et continuer à éviter son regard. Mais le bref mais violent combat entre moi et moi-même prit fin lorsque je sentis la main d'Edward se poser sur ma joue, et je ne pu lutter contre la douce mais ferme poussée qu'il exerça sur mon visage pour me forcer à lui faire face. Croisant malgré moi son regard en amande, je fus immédiatement prisonnière de ses prunelles d'acier, et à mon grand étonnement... il me sourit.

Il ne cesserait donc jamais de me surprendre... Je lui raconte que j'ai tué mon frère, ma meilleure amie et laissé brûler ma maison avant de m'enfuir loin de chez moi, tout ça en une seule nuit, et lui... il sourit. Et pourtant, malgré cette réaction à des kilomètres de toutes celles auxquelles je m'attendais, tellement rassurante au final - après tout, s'il le prenait comme ça, la suite serait peut-être moins difficile à avaler que je ne l'aurais cru - je sentis plus que jamais le poids de mon fardeau peser sur mes épaules, compressant ma poitrine pour m'étouffer lentement. Jamais je ne pourrais me défaire de mon sentiment de culpabilité, je le savais, c'était la croix que je devrais porter jusqu'à la toute fin, le prix à payer pour avoir survécu au dépend des autres, mais aujourd'hui face à Edward et avec lui à mes côtés, j'estimais que c'était son droit de savoir ce que j'avais été, lui qui ne pouvait comprendre la haine que j'entretenais à mon égard - comme en témoignèrent ses paroles.


Ces quelques mots suffirent pour rallumer en moi le brasier de mon désespoir, et, grimaçant de la douleur que m'infligeais ce geste, je pris pourtant la main d'Edward toujours posée sur ma joue pour l'écarter de mon visage avant de me lever pour lui tourner le dos.

- Raaaaaah, tu ne sais pas de quoi tu parles, Edward ! m'exclamais-je d'un ton à la fois sec et suppliant, crispant mes mains dans mes cheveux...


... Avant de les laisser retomber en soupirant. Et voilà, maintenant, je vais le blesser, c'est sûr. N'aurais-je pas mieux fait de me taire ?... Non, je ne pouvais tolérer l'hypocrisie à son égard - je mentais aux Istarions, aux élèves, à l'École, à moi même - mais Lui, je ne pouvais pas lui mentir. Profitant du bref silence qui s'était installé, je me dirigeais lentement vers la fenêtre, tournant résolument le dos à Edward - je sentais le poids de son regard dans mon dos, mais j'étais trop lâche pour lui annoncer en face ce que j'avais été durant cinq années entières avant de trouver refuge au Valhalla. Triturant machinalement une mèche de mes cheveux, je laissais mon regard se perdre quelque instant au dehors, admirant la Vallée couverte de son manteau de neige, avant d'enfin me forcer à reprendre la parole.

- Ma vie a de nouveau prit un virage à 190° la nuit du 11 mars 1992, repris-je à vois basse - comme si parler de manière à peine audible pouvait changer quoi que ce soit à ce que j'étais devenue cette nuit là. Cette nuit là s'est produit ce que je redoutais depuis que j'avais mis les pieds à New-York et que je m'étais enfoncée de plus en plus profondément dans les bas-fonds : une bande de fous furieux m'est tombée dessus à l'angle d'une ruelle, espérant surement récupérer trois bouts de papier dans mon porte monnaie - manque de pot, non seulement le dit porte monnaie était vide mais en plus rien ne s'est passé comme ils l'avaient prévu. Il était absolument hors de question que je les laisse me descendre sans rien faire - j'avais bien l'intention de vendre chèrement ma peau. C'est cette nuit là que j'ai eu en main pour la première fois un revolver - un vieux Colt 45, usé jusqu'à la corde mais toujours fonctionnel, soupirais-je en m'appuyant doucement contre le mur, les bras croisés, mon regard fixant sans le voir la Vallée au-dehors.

J'ai tiré, deux fois, trois fois, ne comprenant même pas comment je faisais, et tout aurait pu en rester là... Sauf que ma légendaire malchance n'en avait pas finit avec moi, et il se trouve que la pire de toutes les personnes que j'aurais pu imaginer se retrouva témoin de cette scène. Il m'a vue tirer, et a tout de suite comprit que je pourrait être utile. Quand j'ai repris conscience, je ne savais pas où j'étais - probablement dans un hangar désaffecté près de la mer - par contre je savais que j'étais dans la pire de toute les galères. De ce que je m'en rappelle - j'étais encore à moitié dans les vapes - j'étais entourées d'hommes qui n'étaient visiblement pas là pour plaisanter, et ils discutaient de ce qu'il fallait faire de moi - apparemment celui qui m'avait amenée là n'en avait pas franchement le droit. Puis je me suis retrouvée nez à nez avec leur "chef" - rien ne le distinguait des autres, et physiquement il semblait même être le plus faible de tous, et pourtant quand il est sortit de l'ombre, on aurait pu entendre une mouche voler.

Il m'a mit une arme dans les mains, et j'ai compris que j'avais dix secondes pour faire mes preuves ou mourir. J'ai tiré sur des cannettes de bière - j'en ai pas loupé une seule alors que je tremblais comme une feuille. C'est ça, ma malédiction... soufflais-je, le cœur au bord des lèvres. En y repensant, j'aurais mieux fait de me louper... il m'aurait tuée et tout aurait été enfin finit. Mais ça ne faisait que commencer... dès lors il s'est employé à faire de moi la plus grande meurtrière de l'époque. J'étais la snipeuse la plus crainte d'abord dans New-York, puis sur toute la cote, puis côté ouest, Las Vegas, San Diego, Los Angeles, San Francisco... Voilà ce que j'ai fait pendant cinq ans, murmurais-je. Je n'aurais pas exercé ce... "métier" plus longtemps de toute façon, puisque comme je te l'ai dit, la nuit où Silver m'a récupérée j'étais sur le point de me faire tuer - mon monde s'était retourné contre moi pour changer, et en quelques heures je m'étais retrouvée avec tous les autres tueurs de New-York aux trousses. Au passage, ma meilleure amie, Nirina, n'avait pas un métier beaucoup plus reluisant que le mien - c'était une prostituée de Las Vegas, probablement la plus demandée, certainement la plus belle de toute la cote ouest.

Ne me dit plus jamais que je ne suis pas plus horrible que qui que ce soit d'autre... c'est une insulte à tous les élèves, Valars et Istarions présents.
Et à toi surtout.


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Re: Et la vie reprend son cours normal... ou pas.

Message par Edward le Jeu 10 Mar - 19:49

Quand elle repoussa ma main en se levant, je poussais un long, très long soupir et baissais la tête.

Quelque méche folle me retombèrent sur les yeux et je les repoussais d'un geste agacé en me relevant pour fixer Farfaya. Ou plutôt son dos, puisqu'elle refusait obstinément de me regarder.
A ce moment là, j'aurais pu exploser, lui balancer à la figure tout mon passé, lui faire comprendre que non, contrairement à ce qu'elle pensait, elle n'étais pas la seule à avoir fait des conneries plus grosses qu'elle!!!

J'esquissais un faible sourire écoeuré. Au moins, elle avait eu l'excuse de ne pas avoir eu le choix, d'avoir été porté par les événements sans pouvoir rien y faire.
Ce qui était loin d'être mon cas.
Je serrais les poings, luttant contre cette part de moi qui refusait obstinément de lui révéler cette partie de mon passé si peu glorieuse et que pourtant, je ne regrettais pas tant que ça.

Mais alors que je gagnais la partie, elle ouvrit la bouche pour continuer son récit. J'enfonçais mes mains dans mes poches et allait lourdement m'asseoir sur le canapé.
Je l'écoutais attentivement, les yeux fixés sur la cheminé devant moi, hypnotisé par les flammes. Je ne pus retenir un rire amer quand je l'entendis dire qu'elle avait été tueuse professionnelle.

Ca devait être bien ce métier quand on était snipper, on devait moins sentir la mort de ses victimes.
Quand elle eu finis, je poussais un nouveau très long soupir, posais mes coudes sur mes genoux pour me prendre la tête dans les mains.
Puis brutalement, je me redressais, passais devant Farfaya pour aller fouiller dans mon armoir.
J'en sortis une toute petite boite qui contenais à peu prés tout mon passé, le plus sombre. Faisant fit de plusieurs breloques, je sortis une photo.

Je fus incapable de la regarder, de toute façon je la connaissais par coeur.
Je savais que la jeune femme au long cheveux bruns, presque noirs, était tout aussi souriante que magnifique et jeune...bien trop jeune.
Je savais que ses grand yeux bleu était remplis de joie de vivre, de rire et d'amour.

Et de désaprobation. Mécontente que l'abrutis à côté d'elle s'acharne à la complimenter, elle qui avait horreur de ça, alors que lui la trouvait encore plus craquante quand elle essayait de cacher sa gêne et ses rougeurs en ralant.
Je savais que le gros bouquet de fleur qu'elle serait contre elle réhaussait sa beauté, faisant ressortir sa peau de péche alors que ses sombres mèches folles faisait ressortir la profondeur de ses yeux bleus.
Je savais aussi que le grand gus au cheveux noir nuit retombant à peine sur les épaules avait l'air d'un crétin écervelé à côté d'elle.

C'était la seule et unique photos qui me restait d'Elle, la seule et unique photos qui n'aurais jamaisdu être prise. Celle qui avait causé sa perte.

Spoiler:

Je refermais la boite, la photo entre les main, refusant toujours de la regarder et relevais la yeux sur Farfaya.

"Pour les élèves et les Istarion, je dit pas, mais pour moi tu te trompe, lourdement même."

Repassant devant elle, je lui tendis la photos.

"La fille sur la photo, je l'ai tué. Et pourtant, je l'aimais, autant que je t'aime."

Je retournais m'affaler sur le canapé, le regard vide, tentant de garder le contrôle de moi même.

"Tu a au moins le mérite de ne pas avoir fait souffrir tes victimes en les tuant...Moi, ma spécialité, c'était l'égorgement. Quand j'ai quitté le "concon" familiale, j'ai filé à Las Vegas, parce que je savais que c'était là bas que je pourrais exercer au mieux mes talents. Talents que j'ai d'ailleurs pas mal développé, attirant l'attention de beaucoup de personne peut recommandables. Je suis resté à mon compte, mais j'accepté toutes sortes de contrat. Je jouais pour mes partons tu moment, volais, arnaquais et pour certain, j'allais jusqu'à tuer."

J'éttoufais un rire amer.

"Et plus c'était sanglant, mieux j'étais payé. Puis j'ai fait la connerie que tout bon solitaire ne doit jamais faire. Je suis tombé amoureux. J'étais venue pour la tuer, parce que sa mort mettrais son père, mafieux un peu trop embêtant pour mes patrons, au supplice. Sauf que j'ai pas pu la tuer. Les détails importe peu, mais j'ai accepté de me laisser enchainer pour la protéger et surtout pouvoir rester prés d'elle. Je suis rentré au service de son père, mais mes activités ont très peu changées, j'ai juste cesser de faire de toutes les filles que je rencontrais des jouets que je jettais quand elle ne m'amusaent plus."

Je me redressais légérement en soupirant, je préferais débiter toute cette stupide histoire le plus rapidement possible.
Sachant que chaque mots risquais un peu plus de faire fuir Farfaya. Je prenais le risque de la perdre pour toujours, ce ne serait qu'une punition méritée.

"Et quand j'ai voulu arrêter, quand j'ai voulu lui offrir un autre vie, loin de son père, de ses magouilles et du sang que j'avais fait couler pour lui, entre autres, au lieu de la protéger, je l'ai tué."

Je secouais la tête, me mordant une lèvre, alors que Son visage m'apparut comme si elle était devant moi.
Je fermais furtivement les yeux et me levais pour aller me planter devant Farfaya.

"Tu vois, tu n'est pas plus horrible que moi. J'ai tuer moi aussi, mais à la différence de toi, je ne l'ai pas fait pour ma survie, je l'ai fait pas choix. J'aurais pu choisir un autre vie, ne pas jouer, ne pas devenir le meilleur, refuser de gagner de l'argent pour les pires individu qui peuple cette planéte, refuser les contrat qu'il me proposaient. Ne pas toucher à la drogue, ne pas jouer avec les filles. Moi, j'avais le choix."

J'esquissais un énième sourire amer.

"Et e pire dans tout ça, c'est qu'en faisant des choix que je regrette qu'à peine, j'ai déshonnoré celle qui m'avait permis de fuir ma vie de petit garçon plongé dans un monde où tous les espoirs de sa famille repose sur lui. Grace à Reia, j'aurais pu avoir une vie normale. Je l'ai pas fait. Je l'ai laisser se sacrifier pour moi sans jamais saisir la chance qu'elle m'avait donné. Pire, je l'ai abandonnée alors qu'elle avait besoin de moi...Alors qu'elle venait de tuer un être cher pour moi. Je me suis enfui, je l'ai laissé seule...J'aurais pu la tuer, le résultat aurait été le même." soufflais-je du bout des lèvres.

Quand je pus enfin me taire, je fermais les yeux craignant la réaction de Farfaya, qui était la seule à présent à connaitre tout de mon passé.

"Je ne vaut pas mieux que toi. Même recemment, j'aurais pu vous abandonner toutes les deux par simple orgeuil. Alors qu'elle se batait pour que je vive, j'aurais pu l'abandonner encore une fois."

Ma voix n'était qu'un murmure, je ne m'étais pas sentis aussi honteux depuis une bonne éternité. Et en même temps, j'étais soulagé, maintenant qu'elle savait tout, elle pourrait choisir de partir, comprendre que je ne la méritais pas.


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Re: Et la vie reprend son cours normal... ou pas.

Message par Farfaya le Jeu 10 Mar - 22:53

Le regard perdu dans l'immensité de la Vallée, je n'entendis qu'à peine le lourd silence qui suivit mon récit. C'était maintenant que tout se jouait. Maintenant, ou il acceptait... ou il m'abandonnait, ce que j'aurais plus que compris.

Mais je n'aurais dans ce dernier cas plus qu'à mourir.


Je l'avais entendu se lever pour mieux se laisser tomber sur le canapé - il avait raison, il valait mieux être bien assit pour m'entendre.
Je l'avais entendu échapper un léger rire à l'évocation de mon "métier". Ne m'avait-il pas crue ?... Pensait-il que je plaisantais ?... Ce rire aux étranges consonances amères souleva en moi un nombre incalculable de questions, mais je poursuivis mon récit jusqu'à son terme, et maintenant je ne comptais pas briser le silence qui c'était installé alors que je l'avais entendu soupirer dans mon dos.

Durant tout le temps que dura ce silence, fraction de seconde ou éternité, le monde sembla cesser de tourner en attente de la réaction d'Edward - ou bien n'était-ce que moi qui retenais ma respiration en attente de son jugement ?... Toujours est-il qu'enfin, je l'entendis bouger dans mon dos. Il se releva soudain pour aller farfouiller dans son armoire, puis toute activité cessa dans mon dos, et Sa voix s'éleva enfin pour briser le silence. Je ne répondis rien - après tout, qu'en savais-je ?... Puis je me retournais en l'entendant approcher dans mon dos à l'instant même où il me tendait... une photo. Fuyant mon regard, il se détourna à nouveau pour retourner s'avachir sur le canapé et, surprise par sa réaction, encore plus par ses paroles, je ne baissais pas immédiatement les yeux sur l'image, fixant plutôt un Edward au regard vide à qui chaque mot semblait coûter un effort grandissant.


Les battements de mon cœur s'étaient accélérés malgré moi dans ma poitrine, et je me mordis une lèvre en le voyant dans cet état - je n'avais jamais voulu le pousser à se confier à son tour, et encore moins si ça devait le faire souffrir !!

- Edward tu...


Mon murmure se noya dans ma gorge alors qu'il reprenait la parole, et je baissais enfin les yeux sur la photo. Le premier sentiment qui m'effleura... fut une étrange pointe de jalousie que je chassais d'un froncement de sourcil. Mais il fallait bien reconnaitre que la jeune brune aux yeux turquoises était bien mignonne... au moins autant que le charmant jeune homme au regard en amande qui semblait être en train de l'asticoter gaiement. Plus que gaiement même. Amoureusement. Avec un léger pincement au coeur, je détachais mon regard de la photo pour le reporter sur le Edward d'aujourd'hui. Avec quelques années de plus, il avait aussi probablement gagné encore quelques centimètres, des joues à peines plus creuses faisant ressortir ses pommettes saillantes, et sa peau semblait aujourd'hui plus pâle que sur la photo - pâleur actuelle probablement due à sa maladie encore récente.

Mais son sourire était toujours aussi résolument moqueur, et la même étoile d'ironie brillait dans ses iris couleur acier, bien qu'actuellement aucune étoile, ni d'ironie ni de rien d'autre, n'illumine plus son regard qui en semblait presque mort. N'affichant aucune expression sur mon visage bien que mon étonnement face à ses révélations soit proche de l'ébahissement, je le laissais poursuivre sans plus regarder la photo - elle semblait trop naturelle pour que les protagonistes sachent qu'ils étaient photographiés, comme si on les avait pris par surprise, et bien que d'apparence banale, la photo dégageait un sentiment d'intime douceur qui me faisait me sentir coupable en la regardant. Fixant un point invisible quelque part près du fauteuil, je ne cherchais plus le regard d'Edward, me rappuyant contre la fenêtre en écoutant son récit avec attention.


Mais lorsqu'il se releva pour venir se planter devant moi, je ne pu m'empêcher d'esquisser un mouvement de recul avant de relever les yeux vers lui - je n'avais pas vu qu'il était aussi près, mais je me donnais un gifle mentale en pensant à la manière dont il pourrait interpréter mon geste. Mais je n'avais pas peur de lui. Pire, savoir ce qu'il avait été me procurait une étrange chaleur dans le creux de l'estomac, une sensation semblable à celle procurée par l'adrénaline lorsqu'elle parcourait nos veines. Il était debout devant moi et me dominait de toute sa hauteur, mais il restait pourtant tête basse et refusait de croiser mon regard. Par crainte, pensais-je d'abord... mais ce fut pire lorsque je compris : par honte.

Je l'aimais, j'étais folle de lui. Plus encore après lui avoir enfin dit la vérité. Et à l'infini maintenant que lui-même s'était confié au-delà de tout ce que j'aurais pu imaginer. Comme toujours, je m'étais obstinée à me prendre pour l'incomprise, à croire que ma vie n'avait été qu'une vaste plaisanterie, que j'avais été victime du destin du début à la fin... Alors que son histoire valait au combien la mienne. Peut-être plus triste encore, pour bien des raisons. Et quelque part, similaire à mon parcours. Une pensée incroyable que je n'aurais jamais cru avoir nous concernant me traversa soudain l'esprit : nous étions fait l'un pour l'autre. Jamais personne n'aurait pu m'entendre raconter que j'étais une ancienne tueuse à gages et ne pas s'en formaliser... et je me plaisais à croire qu'il n'aurait jamais raconté sa propre histoire à quelqu'un n'ayant pas un passé comme le mien... et comme le sien.


A cette pensée, je sentis s'envoler des années de solitude, de douleur et de honte : je n'étais plus seule. Il n'avait pas fuit ; j'en concluais qu'il m'acceptait. Le poids sur ma poitrine disparu comme s'il n'avait jamais existé, et un gloussement stupide s'échappa de mes lèvres - j'étais libre, et grâce à Lui.

Un sourire faisant le tour de mon visage, je ne trouvais rien de mieux que de me jeter sur lui. Enroulant mes bras autour de son cou, je plaquais mes lèvres contre les siennes, souriant toujours - cette journée promettait d'être bien plus belle que je ne l'aurais cru, et sa lumière illuminerait désormais toute les suivantes comme rien n'aurait jamais pu le faire autrement.


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Re: Et la vie reprend son cours normal... ou pas.

Message par Edward le Lun 14 Mar - 12:36

Dés l'instant où j'avais ouvert la bouche, j'avais craint Sa réaction. Je savais que je prenais un risque, celui de la perdre pour de bon.

Même si mon histoire ressemblait beaucoup à la sienne, je ne pouvais m'empêcher de penser que les circonstances totalement différentes me rendaient plus monstrueux encore. Moi qui avait eu le choix.
Moi pour qui tout aurait pu être différent, il aurait suffit que je m'en donne les moyens, alors qu'elle n'avait fait que survivre.

Quand je la vis esquisser se léger mouvement de recul alors que je restais debout devant elle, je fermais douloureusement les yeux.
Je regrettais de lui avoir tout raconté, par ce que je ne voulais pas qu'elle s'en aille, je voulais égoïstement la garder pour moi.
Seulement, j'avais déjà fait assez de connerie comme ça. Quitte à la garder, je préferais encore qu'elle le choississe en ayant toutes les cartes en mains.

Alors quand elle me sauta au coup, je fus tellement surpris que je dus reculer de quelques pas pour ne pas chuter.
Je refermais mes bras autour de sa taille lui rendant son baiser sans trop vraiment y croire.
Pourtant, elle était bien là, entre mes bras et contre toute attente, je me sentis soulagé de lui avoir raconté mon histoire. Nous pouvions tout les deux tourner la pages et laisser derrière nous notre passé.
Après toutes ses années au Valhalla où l'on m'avait promis une nouvelle vie, je la commençais seulement maintenant.

Me séparant à regrets d'Elle, je pris le temps de la dévorer des yeux avant de remettre une mèche de cheveux a sa place, effleurant sa joue.

"Tu es complétement folle."

Je lui adressais un sourire ravis avant de la serrer dans mes bras, savourant simplement sa presence, je posais ma joue sur le haut de son crâne.

"Il nous en aura fallu du temps pour en arriver là." soufflais-je.


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Re: Et la vie reprend son cours normal... ou pas.

Message par Farfaya le Sam 26 Mar - 19:45

Surprit par la vivacité de mon geste, je cru bien qu'Edward n'allait pas tenir le choc et que nous finirions tous deux par-terre, mais il réussit pourtant à rétablir son équilibre en passant ses bras autour de ma taille, et il me rendit mon baiser avec au moins autant de passion que moi. Enlacés dans sa chambre, nous avions enfin, après un long parcours semé des pires embuches, la place qui nous revenait, la paix, aussi bien intérieure que tout autour de nous - si peu de choses pouvaient ternir notre bonheur à présent... Même l'absence de Denaro me sembla moins lourde à présent - il me retrouverait le moment venu... - même la maladie de Reia - ensemble, nous trouverions un moyen de la sauver... - même l'état d'Azylis - elle était forte et n'avait jamais eu besoin de personne pour prendre soin d'elle, elle se rétablirait plus vite qu'on pourrait le croire. Après près de quinze ans de tourments, de peine et de douleur, j'avais enfin la paix.

Grâce au Valhalla.
Grâce à Edward.
Des paroles de mon maître que j'avais oublié, noyées dans mon subconscient où reposait mes plus vieux souvenir, me revinrent pourtant soudain :


" - Peu importe le temps que cela prend - le Valhalla n'a pas la même conception du temps que nous, et chaque cas est différents à ses yeux ; le fait est que, tôt ou tard, le regret apporte le pardon... et le Valhalla pardonne tout et offre la paix à qui la demande avec son cœur..."


Il avait raison. Comme toujours... Blottie dans les bras d'Edward, je le laissais pourtant ne séparer, le couvant d'un regard emplit de douceur, échappant un léger rire à sa remarque.

- On me le dit tout les jours... répondis-je, amusée.

Je le laissais me serrer à nouveau contre lui, passant mes bras autour de sa taille pour l'enlacer à mon tour, le visage niché dans son cou, inspirant profondément son odeur avec délice.

- Si tu savais à quel point tu as raison... murmurais-je en réponse. Mais heureusement, tout n'est pas tout noir du début à la fin... Au bout de cinq années de métier, j'ai fait la même erreur que toi. Un jour, par le plus grand des hasards, je suis repassée dans le bar où j'avais été serveuse mes six premiers mois à New-York... mon remplaçant s'appelait Daniel. Et... je suis tombée amoureuse de lui au premier regard. Dès lors, je n'ai pas pu m'empêcher d'aller le voir régulièrement, bien que je sache que c'était dangereux pour lui - si Jilano l'apprenait, il l'aurait fait tué sur le champ. Mais j'étais plutôt discrète... enfin, c'était sans compter sur Gonza, le second de Jilano. Il m'avait voué une haine inconditionnelle dès mon arrivée, et je le lui rendait bien, mais cette dernière partie, je suis bien obligée d'avouer que c'est lui qui l'a emportée, et haut la main. Curieux de savoir où je disparaissais régulièrement, une nuit, il m'a suivie... et s'est empressé d'aller tout raconter à Jilano. Il était fou de rage... si bien qu'il lui a pour la première fois donné l'autorisation officielle de me donner une leçon. Il a donc attendu qu'il n'y ait plus que nous deux dans le bar... il nous avait coincé... J'ai... J'ai essayé de me battre, mais il avait toujours été plus fort que moi, et je n'étais pas armée... Il avait... une batte de base-ball en alu à la main. Il m'a mise KO en deux secondes... enfin, presque. Il a tué Daniel sous mes yeux - j'étais toujours consciente, et il en a bien profité... il l'a massacré, soufflais-je en crispant mes mains sur le dos de son kimono. A la fin, il avait à peine forme humaine. Et puis il a voulu me faire subir le même sort, mais j'ai réussis à m'enfuir... Il s'est précipité pour mettre ma tête à prix - je passais en un instant de traqueur à gibier... en moins d'une heure, j'avais tout les chasseurs de primes et les tueurs à gages de New-York aux trousses. C'est cette nuit là, alors que j'étais coincée au sommet d'un building, que Silver m'est apparut pour la première fois. Je m'en souviens comme si c'était hier... je n'avais plus que deux options : sauter en essayant de sauver ma vie, ou attendre qu'ils viennent tous me cueillir sur mon balcon... Il était assit là, une jambe dans le vide, tout près de moi. Il m'a dit... "Tu n'as plus qu'à mourir ou mourir... mais il te reste encore un dernier choix : choisir la façon dont tu quitteras ce monde. Si tu me fait confiance, je te propose de sauter..." De toute façon, j'avais déjà fait mon choix, murmurais-je en souriant. Je ne lui faisais absolument pas confiance, j'ai cru bon de le lui préciser quand même... et j'ai sauté. Cet abruti a quand même trouvé marrant de me laisser descendre la moitié du gratte-ciel en chute libre... puis il m'a rattrapé et m'a emmené tout droit au Valhalla. Les premier temps ont étés... sportifs je dirais, grimaçais-je. Il ne pouvait rien obtenir de moi autrement que par la force, j'étais bien décidée à lui en faire voir de toute les couleurs, mais il n'était pas du genre à se laisser marcher sur les pieds par une "gamine". J'avais une sainte horreur qu'il m'appelle comme ça - j'avais quand même 23 ans, je n'étais plus vraiment une "gamine"... Puis j'ai rencontré Ambre, dis-je, mon ton se faisant plus dur, et Reia à suivit peu de temps après, puis Antwan, puis Mana, puis Wendy, et puis, et puis... Là aussi, jamais je n'aurais pu croire que cette période si heureuse s'effondrerait sous nos pas... D'abord Silver... puis Mana... Ambre est partie... Antwan mourant moins de deux ans après leur départ... et maintenant Reia... est-ce que ce cercle vicieux qui veut que nous tombions les uns après les autres alors que nous sommes sensés êtres immortels cessera un jour ?... soufflais-je, le regard dans le vague, perdue dans mes souvenirs.


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